Brie
Pierre tombale d'un général d'Empire
(le baron François Goullus) avec épitaphe et buste gravé.
Canté
Eglise du XVIe. Curieux bénitier
(moitié inférieure d'une statue romaine en marbre blanc).
Chaire et autel en poterie. Crypte, chapelle funéraire des comtes
de Foix Rabat, autel en bois du XVIIIe s.
Le Carlaret
Eglise romane édifiée
sur un ancien château féodal, remaniée en 1750.
Escosse
Eglise de la Nativité.
Les Issards
- L'église : Bénitier de 1641. Fresques
de Nicolas Greschny A droite, les scènes de l'Ancien Testament,
à gauche, celles du Nouveau Testament. Sous ces scènes,
le chemin de Croix. Dans le coeur, la vie de Sainte Colombe, patronne
de la paroisse et au dessus de l'autel, le Christ et ses apôtres.
Nombreuses sont les églises que Nicolas Greschny a peintes en Auvergne
et dans les Pyrénées. Décédé en 1985,
sonfils Michel maintient la tradition ancestrale de Greschny, peintres
d'icônes depuis cinq cents ans. Nicolas Greschny était né
en Russie en 1912. Il fuit son pays à l'âge de cinq ans pour
l'Allemagne, puis vient à Toulouse en 1940, avant de s'installer
définitivement à la " Maurinie ", dans le Tarn
(Haut Lieu de l'Art).
Lissac
- Eglise Saint Jean. Clocher-mur
à trois arcades et trois cloches flanquées de clochetons
en poivrières.
Saint-Jean du Falga
- Eglise paroissiale de Bouffilou.
- Chapelle du cimetière. Son origine remonte, très
probablement, au début de l'évangélisation de notre
contrée. Ce bâtiment connut, par la suite, de nombreuses
modifications. Au XIIe siècle, le choeur et les chapelles adjacentes
furent voûtées en cul de four; au XVIIe siècle, l'intérieur
fut décoré de fresques aux couleurs flamboyantes, que l'on
peut voir encore, quoique bien détériorées; au XVIIIe
siècle, les murs extérieurs furent recouverts d'un crépi
imitant la pierre, dont il reste encore l'essentiel sur la façade
principale, celle du sud. La toiture fut alors remaniée de façon
à coiffer tout l'édifice, ceci par mesure d'économie,
faisant disparaître les toitures romanes de l'abside. A la même
époque, sans doute, fut construit le petit campanile de la façade
ouest où se trouvait la cloche et qui est, aujoud'hui, en mauvais
état. Le campanile remplaçait la croix de fer forgé
qui couronnait le pignon ouest. Enfin, la porte, jadis sur la façade
ouest, était obturée par un mur.
Toutes ces modifications étaient dues, sans doute à la pénurie
d'argent, car la communauté ou paroisse de Saint Jean du Falga,
anciennement Saint Jean du Vernet, était pauvre et les guerres
de religion, avec leur cortège de vandalisme, avaient occasionné
beaucoup de dégâts à l'église et au presbytère.
Mais telle qu'elle est aujourd'hui, la chapelle du cimetière fait
partie du patrimoine de la commune et du patrimoine de notre pays. Elle
témoigne de l'histoire, pas si calme que l'on pourrait le croire,
de la commune et de ses habitants.
Saint Quirc
- Eglise du XIVe siècle, ayant appartenue à
l'Ordre de Malte.
- Ruines du moulin et du château.
- Forêt communale.
Historique : Au IVe siècle, Saint Amator, évêque
d'Auxerre, ramena en Gaulle les reliques d'un jeune martyr lycaonien Quiricus
et de sa mère Sainte Juliette, dont il fit don à la basilique
St Sernin de Toulouse.
L'Eglise : La vénération des deux saints fut telle que plusieurs
chapelles furent érigées à leur intention et notamment
à Saint-Quirc. La guerre de cent ans, les guerres de religion portèrent
un coup fatal à l'église et les protestants de Saverdun,
Mazères et Calmont la rasèrent. La paix religieuse restaurée,
par ordonnance royale, l'Ordre de St Jean fut chargé de remettre
en valeur les terres, les habitations et même l'église. Il
fallut vingt ans pour reconstruire le village. Durant cette longue période
de paix la population de Saint-Quirc augmenta dans de telles proportions
que l'église se trouva rapidement trop petite, ne pouvant de ce
fait accueillir tous les fidèles. Après de nombreuses tractations,
l'Ordre de St Jean, la paroisse de Saint-Quirc, l'abbé de Cahors
et les chanoines de St Sernin décidèrent de participer aux
frais d'agrandissement de l'église. La nef a été
prolongée et voûtée, les arceaux et clés de
voûte sont magnifiques et les chapelles dont celle de Ste Catherine
ont été les grandes bénéficiaires de ce rajeunissement.
le clocher du XIIe siècle n'a jamais été rebâti
dans sa forme d'origine, le mur de fond de l'église fut surélevé,
et le sommet percé de trois arcades afin de recevoir les cloches.
Au début du siècle le grand mur menaçant de s'effondrer
la construction fut reprise dans le style languedocien assortie de deux
clochetons. Des trois cloches du XVIe siècle une seule datant de
1584 est en place.
Le Château : Le château qui n'a rien d'une demeure
seigneuriale a été édifié bien après
la chapelle, c'est à dire au XIIIe siècle afin d'assurer
la protection du lieu saint. Durant les guerres de religions, le château
fut rasé, tout comme l'église. En 1588 la paix religieuse
étant faite, les chevaliers de St Jean sollicitèrent les
Trésoriers de France pour reconstruire le château, leur requête
reçut l'avis favorable. En 1755 des agrandissements furent entrepris
mais la Révolution de 1789 signa la ruine totale et définitive
du château. Les pierres et les briques de ses ruines servirent à
la réparation des habitations.
Le Moulin : Contemporain du château situé entre celui-ci
et l'église, il fermait l'angle d'un des remparts. En 1750 les
intempéries ont fait des dégâts considérables,
il fut reconstruit et la voilure entièrement refaite. Victime de
la Révolution, seules ses solides fondations demeurent aujourd'hui.
Saint-Victor Rouzaud
- Eglise romane.
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Historique : Saverdun fut une
des cinq villes maîtresses du comté de Foix, avec Foix, Mazères,
Pamiers et Tarascon, ce qui lui donnait le droit d'entrée aux Etats
de Foix. Elle était également le siège d'une importante
châtellenie dont faisaient partie : Saint Quirc, Lissac, Labatut,
Canté, Brie, Esplas, Unzent, Le Vernet et Bonnac.
Etymologie : Saver (friche) Dunum (forteresse). A travers les documents,
nous voyons son nom apparaître sous la forme de Savedoru, Sauvedarum,
Sauvedoru, Sabardunum, Sabardu (langue d'oc).
La présence humaine semble très ancienne puisqu'en 1966, on
a trouvé dans une carrière deux haches plates de bronze ancien,
une villa gallo-romaine à " La Barthale " et à "
Madron ", la bute de " Roudeille " et des amphores romaines
à " Fabas ".
En 1120, Roger II, comte de Foix, construisit un château; ainsi,
Saverdun devient par sa position stratégique une forteresse que convoitent
les comtes de Toulouse.
En 1209, Simon de Montfort s'empare de Saverdun et y place une garnison
avec pour châtelain Enguerrand de Boves. En 1212, le comte Raymond
Roger reprend le château à nouveau repris par Montfort. Celui-ci
couche à Saverdun, se confesse, écrit son testament et une
lettre au Pape, avant la célèbre bataille de Muret (12 septembre
1213). Après le départ de Montfort, Saverdun revient dans
le giron des comtes de Foix pour ne plus en sortir jusqu'à son rattachement
à la France en 1607 sous Henri III de Navarre, devenu Henri IV, roi
de France.
Saverdun faisait partie du diocèse de Toulouse puis de Rieux à
sa création par le pape Jean XXII, en 1318.
A partir du XIIIe siècle, les comtes de Foix accordent des
coutumes à la ville, qui régissent les rapports entre la communauté
et le comte; elles seront renouvelées par ces derniers jusqu'à
Henri IV puis par les rois.
Pendant la guerre dite de " Cent Ans ", Saverdun reste à
l'écart grâce aux alliances diplomatiques des comtes de Foix
qui ont su préserver la ville des différentes incursions militaires
et particulièrement celle du Prince Noir dans notre région,
alors que les villes des alentours seront ravagées (Cintegabelle,
Mirepoix).
Les difficultés commencent à surgir pour notre ville, au moment
des guerres de religion. En effet, les Saverdunois, sujets des comtes de
Foix, rois de Navarre, embrassent avec enthousiasme la religion de leur
souverain et sont à l'origine de la propagation du protestantisme
dans le pays de Foix. Voici la ville divisée en deux camps, de là,
de nombreux conflits éclatent.
En 1574, les protestants s'emparent de la ville; en 1575, Saverdun
devient le siège des Etats Réformés. En 1577, Lévis
Mirepoix reprend la ville aux protestants; néanmoins, le roi de Navarre
ordonne le rétablissement du culte réformé. En 1579,
la reine Catherine de Médicis rencontrant le roi de Navarre à
Mazères, vient coucher à Saverdun pendant son séjour.
Le conflit s'apaise sous Henri IV par la proclamation de l'Edit de Nantes
(13 avril 1598) qui fait de Saverdun une place de sûreté protestante.
Le combat reprend à la mort du roi et sous Louis XIII, ce sont les
incursions de Rohan pour les protestants et de Thémines pour les
catholiques. Le dénouement est proche; Louis XIII ordonne le démentellement
de la ville en 1633. C'en est fait de la forterresse saverdunoise, objet
de tant de luttes et de convoitises pendant des siècles. Notre ville
eut beaucoup à souffrir de ces guerres successives et ce fut la destruction
de nombreux monuments: églises du château, de Sainte Colombe,
de Saint Prim, de Saint Pierre de Montresson, du couvent des Augustins,
etc.
En 1685, à la Révocation de l'Edit de Nantes, de nombreux
Saverdunois s'expatrient, d'autres abjurent et continuent à pratiquer
la " religion prétendue réformée " secrètement
jusqu'à la mort de Louis XV (1774). L'avènement de Louis XVI
permet aux protestants d'avoir un état civil. Ces derniers retrouveront
la liberté et leur culte à la Révolution.
En 1700, le roi Louis XIV vend la seigneurie de Saverdun à
Simon de La Loubère, membre de l'Académie Française
et premier ambassadeur du roi au Siam. Elle passa par héritage à
Monsieur de Bertrand de Moleville, qui la vendit en 1729 à Monsieur
de Roux de Pauliac, qui fut le dernier seigneur de Saverdun avant la Révolution.
Ces différents propriétaires eurent avec la communauté
de nombreux procès.
La Révolution fut bien accueillie par les Saverdunois; cette longue
tradition de lutte avec le pouvoir favorisa les " idées nouvelles
" à l'encontre de Pamiers, " ville de l'évêque
" à tendance royaliste.
En l'an VII (1799), c'est l'insurrection royaliste du comte de Paulo,
ancien sénéchal du Lauragais qui habite le château de
Terraqueuse, près de Calmont. Il prend avec Rouge, ancien général
républicain, la tête de la conjuration.
Le général Chaussey, venant de Toulouse "la Jacobine",
marche sur les conjurés qui ont pris Pamiers. Le combat s'engage
dans les environs de Bonnac et se termine par la victoire des troupes républicaines
qui viennent coucher à Saverdun, ville plus sûre que Pamiers
dans ses sentiments républicains. |