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Mazères

- Ancienne bastide fortifiée du XIIIe s., construite en damier.
- Couverts du Moyen Age.
- Remarquable halle couverte.
- Eglise.
- Hôtel d'Ardouin, ancien hôtel pastelier.
- Musée du Vieux Mazères.


Historique:
Mazères est une ancienne bastide fondée en 1253 par l'abbé de Boulbonne et le comte de Foix. La ville devint bientôt une des résidences des comtes de Foix, alors que l'abbaye était déjà leur sépulture. Pendant cette période de faste, qui fit de Mazères la seconde ville maîtresse du comté, on y voyait les plus beaux monuments de la région.

 

Les murailles, entourées d'eau, flanquées de tourelles et percées de trois portes, protégeaient le château comtal de Gaston Fébus, défendu par six tours et deux ponts-levis, la grande église romane, le logis abbatial et de nombreuses résidences bourgeoises; un pont fortifié traversait l'Hers et, au milieu des champs, se dressaient les bâtisses du monastère de Boulbonne. Rois, princes et ambassadeurs venaient à Mazères; les obsèques comtales y réunissaient tous les seigneurs et les prélats des provinces voisines.
Il ne reste plus rien de ce glorieux passé du Moyen Age. Les Guerres de Religion ont tout anéanti. Les seules traces en sont le quadrillage perpendiculaire des rues, et le boulevard circulaire aménagé sur les anciens fossés.

Monuments :
L'hôtel d'Ardouin
(classé Monument Historique), construit vers 1580 par le marchand pastelier Pierre Garrigues, dans le style des hôtels toulousains de la même époque. Belle façade sur jardin avec tour hexagonale contenant un escalier à vis, éclairé de belles fenêtres Renaissance. Il devint le seminaire du diocèse de Mirepoix en 1697, puis la résidence secondaire des évêques jusqu'en 1741. Acheté par la municipalité, il servit successivement de presbytère, d'école, puis de perception jusqu'en 1968. Transformé récemment en Musée du Vieux Mazères; l'église paroissiale, reconstruite en 1690, sauf les voûtes et les deux dernières travées, ajoutées entre 1757 et 1898; la halle, reconstruite en 1846, à l'emplacement de l'ancienne halle du XVIe siècle, qui portait en étage l'hôtel de ville; des couverts du XVIIe siècle subsistent sur un côté de la place de l'église; la Mairie actuelle était autrefois la Castellane, grande bâtisse construite vers 1570, qui devint château abbatial à partir de 1629 et bien national à la Révolution. L'administration fit entièrement reconstuire le corps de logis en 1798. L'intérieur fut souvent remanié et les deux ailes refaites aux cours des deux siècles suivants. De l'ancienne Castellane, il ne subsiste que l'extrémité d'une aile, avec sa belle fenêtre Renaissance, et le blason monumental de l'abbé Jacques Philibert II de Villemur, qui y mourut en 1718. Ce bâtiment abrite le Conseil Municipal depuis 1813; la grande église du couvent des Dominicains, place des Tourelles, construite en 1876 sous le style néo-gothique. Le couvent a servi de grand séminaire du diocèse de Pamiers de 1907 à 1943; acheté en 1971 par la municipalité, qui a rénové une partie du cloître et les bâtiments conventuels; nombreux hôtels particuliers du XVIIIe siècle, où logeait la bourgeoisie. La plupart sont situés rue Martimor (hôtel Martimor au n° 10, hôtel Tartanac au n° 17, hôtel Prat au n° 19, ...). A noter aussi l'hôtel Prat de Lestang (nos 17 et 19 rue Gaston de Foix), l'hôtel Peyre (n° 47, rue de Vieux Pont), la Tour Martimor construite vers 1630 (n° 36, même rue). Rue du Temple, se dresse encore l'ancienne Maison des Dames Régentes, où étaient gardées en pension forcée vers 1740, quelques filles de familles protestantes. En dehors de la ville, l'usine hydro-électrique occupe l'ancien moulin abbatial construit en 1657, et dont il subsiste murs et blason.
Le petit château de la Nogarède, en grande partie du XVIIIe siècle, fut la demeure de l'écrivain de La Beaumelle, qui a tant agacé Voltaire, puis du philosophe Gleize, un précurseur des " Verts " qui prônait, au début du XIXe siècle, le respect de la nature et la vie végétarienne.

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La Bastide de Lordat
- Ancienne bastide.
- Autel de l'église en bois doré.


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. . . . VILLAGES FORTIFIES . . . . VILLAGES FROTIFIES . . . . VILLAGES FORTIFIES . . . .

Saint-Martin d'Oydes

- Village médiéval fortifié par sa construction en ellipse autour de l'église.
- Château (privé) dans le village.
- Eglise fortifiée, reconstruite au XIXe siècle.
- Source miraculeuse de Saint Anasthase.
- Couverts médiévaux.


 

Historique :
Au Moyen-Age, les maisons de Saint Martin d'Oydes ont été construites, toutes attenantes, autour de l'église fortifiée, ce qui donne à l'ensemble une forme d'ellipse des plus originales. Des fossés entouraient le village jusqu'au milieu du siècle dernier, ils ont été comblés et remplacés par un " chemin de ronde ".
D'après la tradition orale, aucune porte de la ville n'existait avant le percement d'un premier porche au nord en 1862 en direction du château, et à l'ouest en 1880 lors de la création de la Poste. Une maison était grevée de servitude : " morts et vivants " passaient par son couloir.

L'église, si elle a gardé un caractère fortifié a perdu son pur style roman initial du XIe siècle lors de sa reconstruction pour agrandissement à la fin du XIXe siècle. C'est dans son clocher que les habitants assiégés se réfugiaient en dernier lieu, après avoir ôté l'échelle qui leur avait permis d'y accéder. L'intérieur de l'église présente quelques fresques retraçant le traditionnel pèlerinage de mai à la source miraculeuse de Saint Anasthase, patron de la paroisse.

Quelques couverts d'origine, devant les maisons situées au sud de la place de l'église ajoutent au caractère moyenâgeux de l'ensemble.
En sortant par le porche nord, on aperçoit le château seigneurial du XIIe siècle, forteresse jusqu'à la Révolution, aujourd'hui résidence agréable.

La fontaine de Saint Anasthase : Saint Anasthase, moine bénédictin, rentrait à Cluny et passa par Pamiers où sévissait une épidémie de peste. Il soigna les malades, puis continua sa route vers Lézat. Arrivé à Saint Martin d'Oydes, il tomba près des remparts de la ville; le diable le tenta, lui proposant la guérison contre une écuelle de son sang. Mais l'écuelle était percée et le Saint s'affaiblissait; il eut pourtant la force de saisir son bâton, que Saint Hugues avait béni, et Satan disparut. Le bâton retomba sur les gouttes de sang, une source jaillit où le Saint put se désaltérer, laver sa plaie et retrouver des forces.
Il entra dans la ville, guérit les malades, mais, exténué, mourut à Saint Martin le 16 octobre 1085 et fut enterré dans l'église.

 


Montaut

- Village fortifié.
- Eglise du XVe siècle. Reliques de Saint Eudoce, martyr Romain.
- Domaine de Peyroutet, maison ayant appartenu à Marc Guillaume Vadier, Conventionnel, créateur du département de l'Ariège.

 

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. . . . CHATEAU . . . . CHATEAU . . . .CHATEAU . . . . CHATEAU . . . . CHATEAU . . . .

Gaudiès
Le château de Gaudiès est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1977.
 



- Château du XIIIe au XVIIIe. Trois chapîteaux des XIIe et XIIIe siècles et bénitier du XVIIe dans l'église.
 

Historique :

Le terroir de Gaudiès était habité pendant l'époque gallo-romaine et le haut Moyen-Age; une abondante collecte de terres cuites le prouve. Il porta peut-être le monastère de Pauliac, disparu avant 1085, et devint un fief des évêques de Toulouse qui l'érigèrent en archidiaconé au début du XIIe siècle.

 
L'évêque Bertrand de L'Isle Jourdain y fit construire un château vers 1280. La "chambre épiscopale" de Gaudiès étendait sa suzeraineté sur sept seigneuries voisines. En 1299, le premier évêque de Pamiers, Bernard Saisset, leva une menace d'excommunication dans la chapelle épiscopale du château de Gaudiès, où il demeurait depuis un an.

En 1309, l'évêque de Toulouse, Gailhard de Preyssac, reçut à Gaudiès son oncle le Pape Clément V, et octroya plus tard une charte de coutumes aux habitants de la seigneurie. Les archevêques vendirent la baronnie de Gaudiès en 1569, au début des guerres de religion qui firent tant de ravages dans le village et dans les environs.

En 1584, la baronnie fut achetée par Jean Claude de Levis d'Audou, chef des Protestants du comté de Foix, qui y logea sa fille Elisabeth, mariée en 1598, dans le château de Gaudiès, à François d'Amboise, marquis d'Aubijoux. Henri de Levis Mirepoix en devint le seigneur en 1620 et restaura la vieille bâtisse très abîmée par les guerres de religion.
Il fut la tige des marquis de Levis Gaudiès qui résidèrent au château jusqu'à la Révolution, seront pendant plusieurs générations dans le corps des galères et mèneront entre temps la vie de gentilhommes campagnards. L'un deux devint chef d'escadre des galères et bailli de Malte; le dernier résident de Gaudiès fut général et pair de France.
Les marquis de Levis Gaudiès conservèrent le château jusqu'en 1840 sans l'habiter, après en avoir été dépossédés pendant la période révolutionnaire. La branche de Levis Gaudiès, devenue l'aînée de la famille de Levis en 1757, à la mort du maréchal de Levis, premier duc de Mirepoix, s'éteignit en 1870.

De l'édifice médiéval subsistent des vestiges de l'enceinte, deux tours rondes et deux tours carrées, ainsi qu'une façade du logis ornée en 1620, par Henri de Mirepoix, de fenêtres à meneaux. Celui-ci refit aussi le pont-levis qui enjambe la douve. L'autre façade médiévale du logis, côté sud, fut déposée vers 1697 par Joseph Grégoire de Levis et reconstruite avec les pierres récupérées; il commença la démolition des ailes pour élever l'esplanade sur la rue et fit aménager l'intérieur du château au goût de l'époque Louis XIV. Joseph Chrisante acheva l'oeuvre de son père en 1740; il rasa la grosse tour ronde, éventrée par la guerre depuis 1575, et prolongea le corps de logis sur ces fondations.


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. . .SITE PANORAMIQUE . . .SITE PANORAMIQUE . . . SITE PANORAMIQUE. . .

Bonnac
 

- Site panoramique.
- Ruines du château des d'Usson.

 
Bénagues  
- Site panoramique

   

Esplas
- Vue panoramique sur la chaîne des Pyrénées.
- Tombe (1792) d'un Beillard, au cimetière (au XVIIIe siècle, les Beillard étaient les seigneurs du lieu).
- Eglise Saint Etienne (choeur du XIVe siècle).
- Ruines du château.
Historique : Avant la Révolution, Saint Etienne d'Esplas. La seigneurie appartenait à la châtellenie de Saverdun dont le suzerain était le comte de Foix. Le château était flanqué de quatre tours carrées reconstruit en 1711 et détruit par un incendie en 1920.


Madière
- Panorama sur la chaîne des Pyrénées.
- Eglise Saint André à façade défensive, remaniée au XIXe siècle. Clocher-mur à trois arcades et trois cloches flanquées de clochetons en poivrière.
- Croix du Marrouch; la première avait été érigée anciennement; ce point précis délimitait les paroisses d'Escosse (diocèse de Pamiers), Montégut et Pailhès (diocèse de Rieux). Le socle de cette croix a été restauré et une nouvelle croix érigée le 9 septembre 1984 lors de la fête du millénaire de la croix.


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Le Vernet d'Ariège
 
- Cimetière international (1939-1945).
- Musée.

 
 
- Mémorial rappelant l'existence d'un camp de regroupement pour les réfugiés espagnols en 1939, transformé en camp d'internement. 217 étrangers, de diverses nationalités, y moururent et des convois partirent de ce camp pour la déportation.

 

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. . . .AUTRES . . . . AUTRES . . . . AUTRES . . . . AUTRES . . . . AUTRES . . . .


Les Pujols
- Eglise fortifiée (clocher et porte classés).
- Aérodrome.

 

Brie
Pierre tombale d'un général d'Empire (le baron François Goullus) avec épitaphe et buste gravé.

Canté
Eglise du XVIe. Curieux bénitier (moitié inférieure d'une statue romaine en marbre blanc). Chaire et autel en poterie. Crypte, chapelle funéraire des comtes de Foix Rabat, autel en bois du XVIIIe s.

Le Carlaret
Eglise romane édifiée sur un ancien château féodal, remaniée en 1750.

Escosse
Eglise de la Nativité.

Les Issards
- L'église : Bénitier de 1641. Fresques de Nicolas Greschny A droite, les scènes de l'Ancien Testament, à gauche, celles du Nouveau Testament. Sous ces scènes, le chemin de Croix. Dans le coeur, la vie de Sainte Colombe, patronne de la paroisse et au dessus de l'autel, le Christ et ses apôtres. Nombreuses sont les églises que Nicolas Greschny a peintes en Auvergne et dans les Pyrénées. Décédé en 1985, sonfils Michel maintient la tradition ancestrale de Greschny, peintres d'icônes depuis cinq cents ans. Nicolas Greschny était né en Russie en 1912. Il fuit son pays à l'âge de cinq ans pour l'Allemagne, puis vient à Toulouse en 1940, avant de s'installer définitivement à la " Maurinie ", dans le Tarn (Haut Lieu de l'Art).

Lissac
- Eglise Saint Jean. Clocher-mur à trois arcades et trois cloches flanquées de clochetons en poivrières.

Saint-Jean du Falga
- Eglise paroissiale de Bouffilou.
- Chapelle du cimetière. Son origine remonte, très probablement, au début de l'évangélisation de notre contrée. Ce bâtiment connut, par la suite, de nombreuses modifications. Au XIIe siècle, le choeur et les chapelles adjacentes furent voûtées en cul de four; au XVIIe siècle, l'intérieur fut décoré de fresques aux couleurs flamboyantes, que l'on peut voir encore, quoique bien détériorées; au XVIIIe siècle, les murs extérieurs furent recouverts d'un crépi imitant la pierre, dont il reste encore l'essentiel sur la façade principale, celle du sud. La toiture fut alors remaniée de façon à coiffer tout l'édifice, ceci par mesure d'économie, faisant disparaître les toitures romanes de l'abside. A la même époque, sans doute, fut construit le petit campanile de la façade ouest où se trouvait la cloche et qui est, aujoud'hui, en mauvais état. Le campanile remplaçait la croix de fer forgé qui couronnait le pignon ouest. Enfin, la porte, jadis sur la façade ouest, était obturée par un mur.
Toutes ces modifications étaient dues, sans doute à la pénurie d'argent, car la communauté ou paroisse de Saint Jean du Falga, anciennement Saint Jean du Vernet, était pauvre et les guerres de religion, avec leur cortège de vandalisme, avaient occasionné beaucoup de dégâts à l'église et au presbytère. Mais telle qu'elle est aujourd'hui, la chapelle du cimetière fait partie du patrimoine de la commune et du patrimoine de notre pays. Elle témoigne de l'histoire, pas si calme que l'on pourrait le croire, de la commune et de ses habitants.

Saint Quirc
- Eglise du XIVe siècle, ayant appartenue à l'Ordre de Malte.
- Ruines du moulin et du château.
- Forêt communale.

Historique : Au IVe siècle, Saint Amator, évêque d'Auxerre, ramena en Gaulle les reliques d'un jeune martyr lycaonien Quiricus et de sa mère Sainte Juliette, dont il fit don à la basilique St Sernin de Toulouse.
L'Eglise : La vénération des deux saints fut telle que plusieurs chapelles furent érigées à leur intention et notamment à Saint-Quirc. La guerre de cent ans, les guerres de religion portèrent un coup fatal à l'église et les protestants de Saverdun, Mazères et Calmont la rasèrent. La paix religieuse restaurée, par ordonnance royale, l'Ordre de St Jean fut chargé de remettre en valeur les terres, les habitations et même l'église. Il fallut vingt ans pour reconstruire le village. Durant cette longue période de paix la population de Saint-Quirc augmenta dans de telles proportions que l'église se trouva rapidement trop petite, ne pouvant de ce fait accueillir tous les fidèles. Après de nombreuses tractations, l'Ordre de St Jean, la paroisse de Saint-Quirc, l'abbé de Cahors et les chanoines de St Sernin décidèrent de participer aux frais d'agrandissement de l'église. La nef a été prolongée et voûtée, les arceaux et clés de voûte sont magnifiques et les chapelles dont celle de Ste Catherine ont été les grandes bénéficiaires de ce rajeunissement. le clocher du XIIe siècle n'a jamais été rebâti dans sa forme d'origine, le mur de fond de l'église fut surélevé, et le sommet percé de trois arcades afin de recevoir les cloches. Au début du siècle le grand mur menaçant de s'effondrer la construction fut reprise dans le style languedocien assortie de deux clochetons. Des trois cloches du XVIe siècle une seule datant de 1584 est en place.
Le Château : Le château qui n'a rien d'une demeure seigneuriale a été édifié bien après la chapelle, c'est à dire au XIIIe siècle afin d'assurer la protection du lieu saint. Durant les guerres de religions, le château fut rasé, tout comme l'église. En 1588 la paix religieuse étant faite, les chevaliers de St Jean sollicitèrent les Trésoriers de France pour reconstruire le château, leur requête reçut l'avis favorable. En 1755 des agrandissements furent entrepris mais la Révolution de 1789 signa la ruine totale et définitive du château. Les pierres et les briques de ses ruines servirent à la réparation des habitations.
Le Moulin : Contemporain du château situé entre celui-ci et l'église, il fermait l'angle d'un des remparts. En 1750 les intempéries ont fait des dégâts considérables, il fut reconstruit et la voilure entièrement refaite. Victime de la Révolution, seules ses solides fondations demeurent aujourd'hui.

Saint-Victor Rouzaud
- Eglise romane.


Saverdun
- Ruines d'une tour du XIIe siècle.
- Eglise du XVIIe (fresques retraçant la vie du pape Benoît XII).
- Demeures bourgeoises du XVIIIe siècle : châteaux de Larlenque, de Roudeille, du Vigné.
- Fouilles de la gravière d'Auriol.
- Vestiges d'enceinte.
- Temple du XIXe.
Historique : Saverdun fut une des cinq villes maîtresses du comté de Foix, avec Foix, Mazères, Pamiers et Tarascon, ce qui lui donnait le droit d'entrée aux Etats de Foix. Elle était également le siège d'une importante châtellenie dont faisaient partie : Saint Quirc, Lissac, Labatut, Canté, Brie, Esplas, Unzent, Le Vernet et Bonnac.
Etymologie : Saver (friche) Dunum (forteresse). A travers les documents, nous voyons son nom apparaître sous la forme de Savedoru, Sauvedarum, Sauvedoru, Sabardunum, Sabardu (langue d'oc).

La présence humaine semble très ancienne puisqu'en 1966, on a trouvé dans une carrière deux haches plates de bronze ancien, une villa gallo-romaine à " La Barthale " et à " Madron ", la bute de " Roudeille " et des amphores romaines à " Fabas ".
En 1120, Roger II, comte de Foix, construisit un château; ainsi, Saverdun devient par sa position stratégique une forteresse que convoitent les comtes de Toulouse.
En 1209, Simon de Montfort s'empare de Saverdun et y place une garnison avec pour châtelain Enguerrand de Boves. En 1212, le comte Raymond Roger reprend le château à nouveau repris par Montfort. Celui-ci couche à Saverdun, se confesse, écrit son testament et une lettre au Pape, avant la célèbre bataille de Muret (12 septembre 1213). Après le départ de Montfort, Saverdun revient dans le giron des comtes de Foix pour ne plus en sortir jusqu'à son rattachement à la France en 1607 sous Henri III de Navarre, devenu Henri IV, roi de France.
Saverdun faisait partie du diocèse de Toulouse puis de Rieux à sa création par le pape Jean XXII, en 1318.
A partir du XIIIe siècle, les comtes de Foix accordent des coutumes à la ville, qui régissent les rapports entre la communauté et le comte; elles seront renouvelées par ces derniers jusqu'à Henri IV puis par les rois.
Pendant la guerre dite de " Cent Ans ", Saverdun reste à l'écart grâce aux alliances diplomatiques des comtes de Foix qui ont su préserver la ville des différentes incursions militaires et particulièrement celle du Prince Noir dans notre région, alors que les villes des alentours seront ravagées (Cintegabelle, Mirepoix).
Les difficultés commencent à surgir pour notre ville, au moment des guerres de religion. En effet, les Saverdunois, sujets des comtes de Foix, rois de Navarre, embrassent avec enthousiasme la religion de leur souverain et sont à l'origine de la propagation du protestantisme dans le pays de Foix. Voici la ville divisée en deux camps, de là, de nombreux conflits éclatent.
En 1574, les protestants s'emparent de la ville; en 1575, Saverdun devient le siège des Etats Réformés. En 1577, Lévis Mirepoix reprend la ville aux protestants; néanmoins, le roi de Navarre ordonne le rétablissement du culte réformé. En 1579, la reine Catherine de Médicis rencontrant le roi de Navarre à Mazères, vient coucher à Saverdun pendant son séjour. Le conflit s'apaise sous Henri IV par la proclamation de l'Edit de Nantes (13 avril 1598) qui fait de Saverdun une place de sûreté protestante. Le combat reprend à la mort du roi et sous Louis XIII, ce sont les incursions de Rohan pour les protestants et de Thémines pour les catholiques. Le dénouement est proche; Louis XIII ordonne le démentellement de la ville en 1633. C'en est fait de la forterresse saverdunoise, objet de tant de luttes et de convoitises pendant des siècles. Notre ville eut beaucoup à souffrir de ces guerres successives et ce fut la destruction de nombreux monuments: églises du château, de Sainte Colombe, de Saint Prim, de Saint Pierre de Montresson, du couvent des Augustins, etc.
En 1685, à la Révocation de l'Edit de Nantes, de nombreux Saverdunois s'expatrient, d'autres abjurent et continuent à pratiquer la " religion prétendue réformée " secrètement jusqu'à la mort de Louis XV (1774). L'avènement de Louis XVI permet aux protestants d'avoir un état civil. Ces derniers retrouveront la liberté et leur culte à la Révolution.
En 1700, le roi Louis XIV vend la seigneurie de Saverdun à Simon de La Loubère, membre de l'Académie Française et premier ambassadeur du roi au Siam. Elle passa par héritage à Monsieur de Bertrand de Moleville, qui la vendit en 1729 à Monsieur de Roux de Pauliac, qui fut le dernier seigneur de Saverdun avant la Révolution. Ces différents propriétaires eurent avec la communauté de nombreux procès.
La Révolution fut bien accueillie par les Saverdunois; cette longue tradition de lutte avec le pouvoir favorisa les " idées nouvelles " à l'encontre de Pamiers, " ville de l'évêque " à tendance royaliste.
En l'an VII (1799), c'est l'insurrection royaliste du comte de Paulo, ancien sénéchal du Lauragais qui habite le château de Terraqueuse, près de Calmont. Il prend avec Rouge, ancien général républicain, la tête de la conjuration.
Le général Chaussey, venant de Toulouse "la Jacobine", marche sur les conjurés qui ont pris Pamiers. Le combat s'engage dans les environs de Bonnac et se termine par la victoire des troupes républicaines qui viennent coucher à Saverdun, ville plus sûre que Pamiers dans ses sentiments républicains.