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La Cathédrale
Classée Monument Historique le 9 août 1906.
 


C
'est l'évêque de Couserans, Gabriel de Saint Esteven, qui consacra, il y a trois cents ans, la cathédrale relevée de Pamiers parce que le siège était vacant du fait du conflit de la Régale; elle n'était pas née cathédrale mais simplement église du quartier du Marché (le "Mercadal"), siège d'un pouvoir religieux du comté de Foix, mais aussi des déchirements des guerres civiles qui la laissèrent en ruine et des conflits engendrés par la forte personnalité de ses prélats.

L'église Saint Jean Baptiste et Saint Jean l'Evangéliste, devenue Notre Dame au XIVe siècle, fut la première église séculière de la ville qui se bâtit au XIIe siècle au pied du château de Pamiers et non loin de l'abbaye Saint Antonin, château du comte et abbaye s'en partageant la seigneurie.

De l'édifice du XIIe siècle, seul subsiste le portail roman orné de chapiteaux historiés représentant des scènes bibliques et le martyre des deux premiers patrons
.
 

Eglise de la ville, Notre Dame du Mercadal était au coeur de la vie appaméenne : tous les comtes de Foix, à leur avènement, y vinrent jurer de respecter les privilèges de la cité, reconnaître les droits de l'abbé et recevoir le serment de fidélité des habitants.
C'est en ces murs que le comte Roger Bernard dut se réfugier lors de l'émeute populaire de 1266, c'est du haut de sa chaire qu'étaient proclamés chaque année, le mardi de Pâques, les nouveaux consuls et que fut solennellement restitué en 1391 un consulat longtemps confisqué.

Malgré son importance et celle de Notre Dame du Camp, sa presque contemporaine, l'abbaye Saint Antonin, érigée en évêché en 1295, réservait à son église du Mas l'exercice des sacrements paroissiaux. Les Appaméens protestèrent longtemps contre cet état de chose qui les obligeait à un trajet dangereux en temps de guerre et en hiver. Ils furent soutenus par Jacques Fournier, l'évêque et inquisiteur (1317-1326) qui allait devenir le Pape Benoît XII, plus soucieux de ses ouailles que ses prédécesseurs. Il baptisa lui-même au Mercadal et au Camp et les Appaméens finirent par obtenir en 1343, moyennant compensation financière, le statut sinon le titre d'église paroissiale pour leurs deux églises principales.

Au XIVe siècle, on entreprit d'agrandir et de renforcer l'église du Mercadal : on éleva le clocher, inspiré de celui des Jacobins de Toulouse, qui ne reçut son dernier étage qu'en 1426.
L'édifice vit son importance spirituelle croître avec les troubles du XVe siècle : guerre de Cent Ans, guerre de succession de Navarre (1483-1493) et surtout guérilla menée autour de la ville par Barthélémy d'Artigueloube, candidat longtemps rejeté à un siège épiscopal en schisme pendant un siècle (1424-1524).
Tout ceci amena pillages et destruction de la cathédrale et des bâtiments du Mas Saint Antonin et firent choisir souvent Notre Dame du Mercadal comme lieu des offices épiscopaux les plus solennels et surtout comme abri des reliques de Saint Antonin.

En 1475, les consuls la considéraient comme Cathédrale car " là où est le corps de Saint-Antonin, là est la cathédrale, comme là où est le pape, là est Rome ". Appuyés par la reine de Navarre, ils obtinrent du pape en 1485 le transfert du siège cathédral au centre de leur ville; il faudra attendre 1544 cependant pour que, les réticences de l'évêque et du chapitre enfin vaincues, la mesure prenne son effet. L'église du Mercadal devenait cathédrale, mais à titre provisoire, un édifice plus grand et plus beau devant être construit par les évêques à l'avenir. Les guerres civiles empêchèrent la réalisation du projet.

Attaquée dès 1557, sous domination réformée de 1561 à 1566 et à partir de 1576, Pamiers fut le lieu d'émeutes répétées, qui ne laissèrent pas debout une seule église, à l'exception des clochers, précieux éléments de défense. Le Conseil de Ville refusa tous les édits de pacification (1598) et l'évêque ne put dire sa première messe, en août 1599, sous la voûte du clocher du Mercadal, seul " toit " possible, qu'après intervention des commissaires royaux. L'exercice du culte catholique était cependant très précaire et les églises ne purent être relevées avant la reprise des guerres en 1615. Pamiers connut cette fois deux sièges et deux occupations militaires (1626, 1628), et lorsque l'évêque Henri de Sponde rentra enfin, après des années d'exil, il ne trouva qu'une " figure de ville " ! Pour lui-même et son successeur, François Etienne de Caulet, la reconstruction des églises et en tout premier lieu de l'église cathédrale fut un lourd souci à côté de celui de la restauration morale du clergé et des paroissiens.
Evêque, chanoines, ville de Pamiers, Etats de Foix, paroisses du diocèse, tous se renvoyaient le financement ... Après les travaux de démolition et d'arrasement, les travaux de construction semblent avoir commencé vers 1662 et furent en permanence ralentis par le manque d'argent. Interrompus par le conflit de la Régale qui opposa violemment le rigoureux Caulet puis ses disciples jusqu'en 1693 à Louis XIV, ils ne reprirent qu'en 1685 sous l'impulsion de l'abbé du Camp, administrateur du diocèse pendant le schisme, pour aboutir à la consécration du 9 janvier 1689.

Entre temps, bien qu'inachevée, la nouvelle cathédrale avait reçu la sépulture, en 1680, de son illustre constructeur; une foule tellement nombreuse l'accompagna que l'on craignit pour les échafaudages. L'édifice, à une seule nef, est simple et majestueux; l'abbé du Camp y fit poser des boiseries intérieures, l'évêque de Verthamon, qui s'illustra par sa défense du jansénisme (1693-1735), la dota des tapisseries, tableaux et orfèvreries qui devaient lui rendre son caractère prestigieux et son archidiacre la dota en 1777 d'un grand orgue provenant de la Daurade de Toulouse. La Révolution réserva la cathédrale et l'église du Camp au culte constitutionnel mais les fidèles allaient en foule aux offices.

Déchue de son rang de cathédrale par la suppression du diocèse en 1801, l'église du Mercadal renoua avec les fastes d'antan en retrouvant un évêque le 1er septembre 1823.


Le clocher a connu une restauration complète en 1996-97.
Le Carillon de 49 cloches Paccard, 4 octaves, refait en 1989-94.
L'Orgue entièrement reconstruit en 1991.

 

LES ORGUES

Le Grand Orgue de la Cathédrale


Situé en tribune, en fond de nef, le Grand orgue de la cathédrale de Pamiers fut installé en 1776, acquis des Bénédictins de Notre-Dame de la Daurade à Toulouse. Il n'est pas interdit de penser que Dom Bédos de Celles, auteur du Traité de l'Art du facteur d'orgues, et qui fut novice à l'abbaye de la Daurade, ait travaillé sur cet orgue durant son séjour toulousain.
Plusieurs interventions dans la première moitié du XIXe s. maintiennent le vieil orgue, puis en 1877, l'orgue qui a encore ses cinq vieux soufflets cunéiformes rend l'âme.
A la fin du siècle, le facteur Charles Annessens d'Halluin vide le buffet et installe un nouvel orgue… au goût du jour. L'instrument fut inauguré le 23 janvier 1898.
L'orgue n'était qu'un deux claviers avec Pédale empruntée, de vingt-cinq jeux réels. Comme tous les instruments de ce type de facture, il se dégrada très vite, et malgré diverses interventions (la dernière datant des années 1940-1950) il devint progressivement muet et irrestaurable.
 
1980-1991, la reconstruction ou la résurrection d'un orgue classique.
Le projet de réhabilitation du Grand orgue de la cathédrale de Pamiers ne pouvait se traduire que par une reconstruction. Cette reconstruction, confiée aux facteurs Robert Chauvin et Claude Armand, fut réalisée en parfaite conformité avec l'Art du facteur d'orgue de
Dom Bédos, tant dans ses dispositions internes que dans les choix des matériaux et des techniques de fabrication.

Les quelques éléments anciens tels les tuyaux de façade, les tuyaux de bois furent restaurés et parfaitement intégrés au nouvel orgue. Il ne fut conservé de l'orgue d'Annessens que la soufflerie. Le buffet fut restauré par la Maison Férignac. Le travail fut particulièrement important au niveau de la structure et du positif dorsal qui n'était plus qu'une façade.

 

L'Orgue de l'Eglise Notre-Dame du Camp
Classé Monument Historique
Actuellement en cours de restauration.


L
e grand orgue de l'église Notre-Dame du Camp fut réalisé en 1860 par les facteurs d'orgue Emile Poirier et Nicolas Lieberknecht, pour la partie mécanique. Le reste fut exécuté par des artisans selon les plans dressés par l'architecte appaméen Layrix.
L'orgue a été entretenu par la maison Puget, de Toulouse, puis par Pierre-Marie Koenig de 1939 à 1964, alors que l'organiste en était Marcel Dardigna, resté titulaire jusqu'à sa disparition en 1971.
En 1979, Claude Armand a réalisé quelques deux mille heures de travaux d'entretien de l'orgue.
Il est l'un des rares instruments à être resté tel qu'il était à l'époque.

 

D'esthétique romantique, il se compose de vingt-sept jeux sur trois claviers : récit expressif, grand orgue, positif de dos et pédalier.
Les jeux de fond sont ronds et moelleux, les anches brillantes, les trompettes de chaque clavier ayant une sonorité différente, le tout remplissant bien l'église dans un équilibre parfait.


 

Le Carillon de la Cathédrale


Le premier carillon de la Cathédrale Saint-Antonin remonte à 1863. Il se composait alors d'un bourdon de 1849 (refonte d'un bourdon de 1683), d'un LA3 (LOUISON de 1845), des DO4 et RE4 (LOUISON de 1841 et 1842), puis d'une série de cloches LOUISON de 1863 : Sib3, Mib4, Mi4, Fa4, Sol4, Sol#4, La4, et Sib4, soit 12 cloches au total.
Plus tard 12 cloches BOLLEE d'orléans sont baptisées. Certaines remplacent des cloches LOUISON, les autres viennent s'y ajouter. Nous sommes en 1899 et l'on a alors un carillon de 22 cloches.
En 1933, VINEL refond le La3, puis en 1935 le bourdon en Do3.n 1861 c'est FOURCADE qui refond le Sib3. En 1996, un projet de rénovation d'agrandissement naît. Trois ans plus tard on inaugure le 2 juillet 1989, un carillon neuf de 26 cloches du fondeur PACCARD d'Annecy. Le projet suit son cours et cinq années plus tard, 23 autres cloches PACCARD viennent rejoindre les 26 déjà en place.
Depuis le printemps 1995, le carillon se compose de 49 cloches, du Sol3 au La7, transposé en Do.
Le nombre et la justesse de ses cloches font de cet ensemble un des plus beaux des Pays d'Oc.

Situé dans un cadre idéal, le carillon participe à la vie culturelle de la Cathédrale et à l'animation culturelle de la ville par de nombreux concerts et auditions.
En dehors de ces concerts, on peut également entendre le carillon les lundi, mercredi et vendredi entre 18H et 19H, jours de cours pour les élèves de la classe de carillon de l'Ecole Municipale de Musique de Pamiers.


Pour en savoir plus contactez l'Association
Orgues et Carillons de Pamiers, tél : 05 61 60 13 36


Le Carmel

   
Il fut fondé en 1648, lorsque les soeurs de l'ordre de Sainte Thérèse d'Avila vinrent d'Auch pour s'installer à Pamiers.
Les bâtiments claustraux datent de la fin du XVIIe siècle.
La superbe charpente et les belles boiseries sont liées au souvenir du marquis de Gudanes qui fit couper dans ses forêts et descendre par flottaison jusqu'à Pamiers tous les arbres nécessaires à la construction du couvent où sa fille fut religieuse de 1707 à 1784.
 

  La chapelle fut construite au XVIIIe siècle. Son aménagement intérieur répond à l'idée d'une ascension mystique : on s'élève par rampes, degrés et paliers successifs jusqu'à l'autel situé à hauteur des cellules. La tour carrée que l'on peut remarquer de l'extérieur était à l'origine le donjon construit par le comte de Foix, Roger Bernard III en 1285. En 1297, la tour fut donnée à l'évêque, d'où son nom. Elle sera cédée au Carmel à la fin du XVIIIe.
Les bâtiments du Carmel furent utilisés comme prison sous l'Inquisition et pendant la Révolution.

Le Clocher des Cordeliers

   
Elevé seulement en 1512, il reproduit celui des Cordeliers de Toulouse.
L'église des Frères Mineurs ou Franciscains existait avant 1374, elle fut détruite par les Réformés au printemps 1562 et reconstruite au XVIIIe siècle.

 


L'Eglise Notre-Dame du Camp
Portail et objets Classés


Elle fut construite à la fin du XIIe siècle, hors des murs de la ville, d'où son nom Notre Dame des Champs. D'après la légende, Sainte Natalène fut ensevelie à cet emplacement. Au XIVe siècle, en raison de l'accroissement considérable de la population, cette église romane trop petite fut agrandie et on éleva une façade crénelée surmontée de deux tourelles servant de poste d'observation. En 1466, elle fut érigée en collégiale sous le patronage de la Vierge, de Saint Caïus et de Saint Alexandre. Entre 1540 et 1542, les consuls de la ville firent ériger " l'aiguilhe " du clocher qui présentait donc un aspect différent de celui que nous lui connaissons aujourd'hui. Elle fut détruite par les Huguenots en 1577 à l'exception du clocher et reconstruite au XVIIe siècle.
 

 

Le portail reconstruit en 1870 est classé. On peut admirer à l'intérieur des objets classés : une toile toulousaine du XVIIe s. : Sainte Natalène; une toile française du XVIIIe s. : la Cène; dans la chapelle du Sacré Coeur, autel bas relief Agneau Pascal, bois doré fin XVIIIe s.; partie instrumentale de l'orgue, oeuvre des facteurs Poirier et Liebernecht (1859-1860). L'orgue a été restauré en 1978. Carillon de 21 cloches.

   

La Tour des Augustins
   
Très certainement un vestige du mur d'enceinte de l'enclos du couvent des Augustins qui s'installèrent avant 1315 au faubourg de Loumet.

 


l'Evêché
   
Ancienne propriété de la famille Du Chalonge et de proches collatéraux, les de Falentin de Saintenac. Palais épiscopal depuis 1916. Les autres évêchés furent : le Mas Saint Antonin, l'Espace du Grand Soleil et l'actuelle Mairie.

   


l'Eglise du Mas Vieux Saint-Antonin
Classée Monument Historique en 1992

L'édifice est actuellement en cours de restauration. L'Association Cailloup Saint-Antonin, propose des visites guidées du site lors des Journées Nationales des Monuments Historiques et durant l'été.
Vous pouvez accéder à l'abbaye en empruntant le sentier de randonnée " Chemin de Cailloup " (balisé à partir du Pont Neuf).

 
  Sceau rond - Revers
La légende de Saint-Antonin.
Un vaisseau voguant à un mât sans agrès,
mais portant bannière et terminé par une
croix. On en voit sortir la tête
et un bras d'un homme. Aux deux
extrémités du vaisseau sont perchés
deux oiseaux, tous deux tournés à gauche.
SIGNUM PASSIONIS SANCTI ANTONINI
Appendu à une procuration donnée à
certains habitants de Pamiers pour
traiter de la paix avec le roi de France.
Nones d'août (5 août) 1267.
L'ÉDIFICE EN L'ÉTAT ACTUEL DES CONNAISSANCES :

961 : 1ère mention écrite d'une abbaye Saint-Antonin
1ère moitié du XIIe siècle : construction d'une église au Mas Vieux Saint-Antonin, en rive gauche de l'Ariège.
1215 : 1ère mention écrite de l'église du Mas Vieux Saint-Antonin. L'abbaye Saint-Antonin se trouve alors au Mas Jeune, sur la rive droite de l'Ariège.
Fin XVIe siècle : ruine de l'église du Mas Vieux (guerres de religions).
1672-1738 : restaurations successives (dont l'élévation du logis canonial).
1791 : vente par l'Etat de l'édifice et des terres attenantes au titre des biens nationaux. Pendant deux siècles, les propriétaires transforment l'édifice en siège d'une exploitation agricole.
1989 : l'exploitation est rachetée par la commune de Pamiers.
1992 : l'église est classée Monument Historique

 


Pour en savoir plus sur l'église du Mas Vieux :
Communauté de Communes du Pays de Pamiers
5, rue de la Maternité - 09100 Pamiers.
Tél : 05 61 69 29 34 - Fax : 05 61 60 11 26
Email : communaute.communes.pamiers@libertysurf.fr

 


Palais de Justice
 

Au Moyen Age, à son emplacement se trouvait le Trentat, c'est à dire la maison commune où se réunissaient les élus de la ville. Puis ce fut le siège du Palais du
 
Présidial (créé en 1663) qui était un tribunal de Première Instance, intermédiaire entre le Parlement de Toulouse et les justices municipales, royales et seigneuriales.
Le premier palais commencé en 1665 resta inachevé. Trop exigü, il fut reconstruit et les travaux terminés en 1777. Ce nouveau palais du XVIIIe siècle abrite aujourd'hui le Tribunal de Première Instance. Le fronton qui portait des fleurs de lys fut martelé sous la Révolution.



les Canaux
Inscrits à l'Inventaire supplémentaire des
Monuments Historiques en juillet 1999.

 

Dérivés de l'Ariège ils entourent la ville ancienne. Ils ont joué jadis un rôle décisif. Ils alimentaient en eau les nombreuses teintureries et tanneries tout en servant de défense. L'eau est source d'énergie, dès le XIe siècle ils faisaient tourner les moulins et il est certain que l'installation de l'usine en 1817 est liée à cette force motrice.
 


la Tour de la Monnaie
 

Près de l'entrée du Collège Rambaud, se trouve une tour qui flanquait un bâtiment démoli depuis lors et où le comte de Foix, Jean Ier créa un atelier monétaire en 1419. Les monnaies frappées à Pamiers furent surtout des pièces de cuivre appelées " Guilhem " car elles assuraient la solde des troupes qui affrontaient le prince Guillaume d'Orange. Mais en 1422, Charles VII ordonna l'arrêt immédiat de l'atelier.
Au siècle suivant, Henri IV décide la translation dans notre ville de l'atelier monétaire de Toulouse pour punir le Languedoc devenu ligueur. Or en 1596, l'Hôtel des Monnaies de Toulouse est à nouveau ouvert. Seule la tour garde le souvenir de ces épisodes.

 


Porte de Nerviau
 
Anciennement del Nog (noyer)
puis de la noche.
Situé près de l'actuelle mairie, ce porche, seul témoignage de pierre et de brique de l'enceinte fortifiée, séparait les quartiers de Coseran et du Mercadal. Il a subi un dernier remaniement à la fin du XVe siècle, époque où s'y trouvait une tannerie découverte en 1980.

 


la Médiathèque
   

Au XIVe siècle, maison fortifiée avec tour et mur d'enceinte crénélés, verger et chapelle, elle servait de résidence au comte de Foix lorsqu'il venait à Pamiers et appartenait à Pierre Fléquier, le premier grand bourgeois de la ville : notaire, syndic, procureur du comte de Foix et son bailleur de fonds. Au début du siècle elle était la propriété de Pietevin de Saint André puis de monsieur du Chalonge. Par délibération du conseil municipal du 16 août 1902, il fut décidé d'y installer les services de la mairie. Ce fut fait le 1er juin 1903, le docteur Eugène Soula était maire, Messieurs Verdenet et Nadal adjoints. Après son transfert place du Mercadal, l'immeuble devint bibliothèque municipale puis médiathèque en 2001.


la Mairie
 

Evêché construit au XVIIe siècle par Monseigneur de Caulet et terminé par Jean Baptiste de Verthamon dont on peut lire les initiales entrelacées au sommet de la grille d'entrée.
 
A la Révolution, y furent installées la première mairie de la ville et la sous-préfecture.
En 1823, ce bâtiment redevient l'évêché, puis après la séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1907, le palais épiscopal désaffecté échoit à l'Etat qui, en 1913, le cède à la ville. En 1920, la mairie le vend à la Banque de France et en 1975, la ville de Pamiers rachète le bâtiment pour y installer sa nouvelle mairie (1980).



le Lycée du Castella
 

Ancien séminaire construit par Monseigneur de Caulet (XVIIe siècle).