| ...... |
|
|
| PAMIERS Barque miraculeuse de Saint-Antonin |
||
On situe vers 453 la naissance d'Antonin, fils de Frédéric, seigneur de Frédélas, et neveu de Théodoric II, roi wisigoth de Toulouse qui pratiquait l'arianisme, cette hérésie chrétienne issue de la doctrine d'Arius. Très vite, Antonin s'oppose à son oncle; il a choisi la foi chrétienne, aussi doit-il fuir. Il abandonne sa fortune, se rend en Italie, où le pape l'ordonne prêtre, puis en Savoie, dans le Rouergue et en Espagne. |
![]() |
|
| Il évangélise
les régions traversées et accomplit plusieurs miracles. Puis
il revient à Pamiers, où il doit se cacher car les Ariens
n'acceptent pas ce prince chrétien. Dénoncé il sera
décapité avec ses amis Jean et Almaque sur les bords de l'Ariège.
La date de sa mort, se situerait entre498 et 506. Son corps avait été mis en pièces; il fut enseveli par de fidèles amis chrétiens, au Mas Vieux, à l'endroit de son supplice. Mais sa tête et son bras droit furent transportés miraculeusement à Nobleval en Rouergue, dans une barque guidée par un ange sous la forme d'un ou deux oiseaux : aigles blancs ou colombes. Le bras gauche du saint, longtemps conservé à Pamiers, fut donné à l'église de Palencia en Espagne. |
||
Fontaine miraculeuse de Sainte-Natalène |
||
Natalène est née à Frédélas, ancien nom de Pamiers, vers l'an 360 d'une noble famille romaine; son père , gouverneur de la ville, occupait le château du Castella. Espérant après huit filles, avoir un fils, il fut très déçu de la naissance de l'enfant et ordonna à une servante de la noyer. Au moment d'exécuter son geste, la femme fut arrêtée par Saint-Martin qui justement passait par là ! Il recueillit Natalène, la baptisa, la confia à une famille chrétienne. Elle grandit dans cette religion, mais dénoncée et amenée devant le gouverneur, elle lui avoua son origine, mais également sa foi, ce qui lui valut d'être condamnée à être décapitée au bout du quartier actuel de Lestang. Lorsque le bourreau lui trancha la tête, une source jaillit à cet endroit. Pendant de longs siècles, cette eau fut considérée comme miraculeuse et on venait en chercher, dans l'espoir d'une guérison. La légende rapporte un autre miracle : la sainte prenant la tête dans ses mains, rentra à Pamiers par la porte Sainte-Hélène (déformation de son nom) et marcha jusqu'à la place du Camp où elle succomba. Elle fut ensevelie dans ce lieu, et d'après la tradition, lors de la construction de l'église Notre-Dame du Camp, on lui consacra une chapelle à l'emplacement de sa sépulture. Des reliques de la sainte sont encore conservées de nos jours dans cette église. |
||
SAINT-MARTIN D'OYDES |
||
Fontaine miraculeuse de Saint-Anastase |
||
Saint-Anastase, moine bénédictin, soigna les malades à Pamiers ou sévissait une épidémie de peste. Arrivé à Saint-Martin d'Oydes il tomba près des remparts de la ville; le diable le tenta lui proposant la guérison contre une écuelle de son sang. Il eut la force de saisir son bâton, que Saint-Hugues avait béni, et Satan disparut. Le bâton retomba, une source jaillit, le saint put se désaltérer, laver sa plaie et retrouver des forces. |
||