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....Né le 12 mai 1845, à quatre heures du matin, à Pamiers, au 17 de la rue Major, aujourd'hui Gabriel Péri, Gabriel est baptisé le lendemain, à l'église Notre-Dame du Camp. Sa marraine était sa soeur aînée, Rose (1830-1895) et son parrain Amand (1834-1918), aîné des autres frères : Paul, Fernand et Albert. dernier enfant "on ne le désirait certes pas, mais on l'élèvera comme les autres". Envoyé en nourrice à Verniolle "un jour s'étant glissé dans la botte de son père nourricier, il dégringola de toute la hauteur d'un escalier. On accourut surpris de voir une botte se mouvoir et hurler". (Gabriel Fauré, Philippe Fauré-Fremiet) ....A la rentrée scolaire 1849, son père Toussaint est promu directeur de l'école normale de Montgauzy à Foix. L'enfant connaît les premiers éveils à la nature au milieu de l'atmosphère et des couleurs du luxuriant verger. L'été, il retrouvait Verniolle où "le vieux curé de Rieucros venait le chercher en carriole et l'emmenait passer deux ou trois jours dans sa cure. Un jour, on vit passer la Croix dans les champs, portée par un enfant de choeur. C'était Gabriel, âgé de cinq ans, qui procédait solennellement à l'inhumation d'une sauterelle" (Philippe Fauré-Fremiet, op. cit.). ....Parallèlement, le jeune Gabriel, qui avait à sa disposition le piano de l'école, et l'harmonium de la chapelle, découvrit la musique, dans un milieu familial bien peu intéressé par cet art. Il fit preuve de telles qualités que son père accepta, sur proposition de Monsieur de Saubiac, commis principal au palais législatif, en visite à Foix, de l'envoyer à Paris, à la nouvelle Ecole de Musique classique et religieuse Niedermeyer. " Au début d'octobre 1854, Toussaint Fauré conduisit Gabriel à Paris. Le père et le fils prennent la diligence à Foix, qui les mène jusqu'à Toulouse. De Toulouse, par étapes, ils gagnent Châteauroux où le train, création nouvelle, les attend ". (Philippe Fauré-Fremiet, op. cit.). |
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L'Association |
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....Opposé à toute musique descriptive le musicien avouera cependant dans une lettre à son épouse, Marie Frémiet : " Ce n'est guère que dans l'andante du second quatuor que je me souviens avoir traduit, et presque involontairement, le souvenir bien lointain d'une sonnerie de clocher qui,le soir, à Montgauzy, tu vois si cela date de loin, nous arrivait d'un village appelé Cadirac, lorsque le vent soufflait de l'ouest. Sur ce bourdonnement s'élève une rêverie qui, comme toutes les rêveries, serait littérairement intraduisible ". (Lettre du 11 septembre 1906) . |
Carte d'Adhésion
à l'Association |
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. ....Gabriel Fauré revenait régulièrement en Ariège, heureux de revoir les membres de sa famille et en particulier ses cousins de Pamiers. Dans une lettre à Marie (17 avril 1918), il écrit : " Nous sommes partis avec Margot (la nièce de Gabriel, directrice d'Ecole Normale en retraite à Foix) lundi matin. Jean Fauré avait prêté une auto qui nous a conduits à Gaillac-Toulza (où étaient enterrés les parents de Gabriel), puis à Pamiers, où nous sommes arrivés pour dîner, et où nous avons couché. Mais là, malgré l'accueil le plus affectueux d'une innombrable quantité de cousins et de cousines, le froid m'ayant gagné, j'ai dû recourir au badigeonnage d'iode dans le dos. Hier matin, nous devions partir pour Ussat. Mais comme le temps restait aussi mauvais que possible, Margot n'a pas voulu que je continue l'excursion. Nous avons donc passé la journée à nous chauffer devant de très beaux feux, sarments et bûches, à bien déjeuner à la façon méridionale, et, le soir, nous nous sommes séparés... ". ....Le
dernier séjour en Ariège date de 1921. Fauré réalise
son "rêve de revoir le pays natal" (lettre inédite,
collection particulière) (voir reproduction en bas de page). Après
un été passé à Ax-les-Thermes, villa Rose-Marguerite,
il regagne Paris. Citons une dernière fois son fils : " Au
tournant de la voie, il regarda Montgauzy de toute son âme, l'école
et le mince clocher de la chapelle dans le crépuscule d'un beau
jour. A Pamiers, deux de ses cousins l'attendaient, dont l'un exerçait
encore la profession du vieux Fauré; ils s'embrassèrent
longuement, comme des frères, et Gabriel dit adieu à sa
ville natale ". ....Lieux,
paysages, présence familiale, souvenirs affectifs : l'Ariège
est restée bien présente et vivante chez Gabriel Fauré
: n'était-elle pas pour lui, " le vert paradis des amours
enfantines " ?. |
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.Jean
DARDIGNA................
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